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Bernard Squarcini : le « squale » de Sarkozy

Bernard Squarcini, le Vidocq de Nicolas Sarkozy est un homme discret qui a bien servi son maître.

En remerciement des services rendus à la Sarkozie, cet ancien commissaire et préfet a pris la tête de la nouvelle entité du contre-espionnage français, la DCRI (issue de la fusion de la DST et des RG).

L’homme est en effet derrière tous les coups fumeux qui ont fait de Nicolas Sarkozy un présidentiable, puis un président.

L’arrestation d’Yvan Colonna dans une bergerie corse au cours de l’été 2003. C’était lui! Les informations assassines distillées aux juges D’Huy et Pons en prélude à l’instruction du dossier Clearstream. Encore lui!

Bernard Squarcini semble derrière tous les coups d’éclat qui ont permis à Sarkozy de se faire une image à contresens du reste de la classe politique.

Ca donne d’ailleurs un côté cocasse aux déclarations de Nicolas Sarkozy qui nous raconte les yeux mouillés de larmes et avec des trémolos dans la voix qu’il a été victime d’un odieux complot et que s’il pourchasse ses calomniateurs c’est pour bien s’assurer que de telles pratiques n’auront plus cours sous les ors de notre chère république…

Tant que des hommes de la trempe du « Squale » y résideront, ce n’est pas sur. Non pas que j’ai quoi que ce soit contre sa personne (je pense que des hommes de cette trempe et qui ont en eux une bonnee dose de vice sont indispensables à la république), mais on ne peut pas à la fois prêcher une moralisation des moeurs politiques et faire d’une super barbouze le roi sans couronne des services secrets.

Qui peut croire que ce joker absolu contre les coups tordus, ne puisse de son côté avoir quelques atouts dans sa manche? Et qu’il se gène pour s’en servir si besoin?

Nicolas Sarkozy rencontre Bernard Squarcini Place Beauveau, à l’époque où notre président bling-bling n’était encore qu’un ministre de l’intérieur adepte de la karchérisation.

Sarkozy apprécie vite la discrétion de l’homme de l’ombre, habitué à obéir (et à l’être). Squarcini n’est pas plus bête qu’un autre et comprend tout aussi vite qu’il a peut être trouvé le pur-sang gagnant pour donner une nouvelle orientation à sa carrière.

Les deux hommes ont en effet des intérêts communs et n’ont aucun mal à comprendre ce qu’ils peuvent s’apporter l’un à l’autre. La spectaculaire arrestation de Colonna est la première illustration médiatique de ce pacte qui mènera Sarkozy à l’Elysée et Squarcini à la tête d’un organisme taillé à la démesure de son influence et lui offrant des pouvoir inédits pour un responsable du contre-espionnage français.

Il serait toute fois injuste de réduire la carrière de Bernard Squarcini à ses  accointances sarkoziennes. Il a été au fil des ans un des meilleurs espions de France, et son rôle dans le démantellement des réseaux islamistes lors de la vague d’attentats de 1995 a été décisive.

Mais même les héros veulent un jour un retour d’ascensceur. Squarcini l’a trouvé en la personne de Sarkozy avec lequel il forme un attelage redoutable dont on n’a sans doute pas fini d’entendre parler.

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  1. Alexandre
    26/11/2009 à 13:49

    Merci pour ce billet très intéressant. Je profite de ce commentaire pour vous signaler que la lecture sur fond noir est un peu dure pour les yeux.

  2. simontardieu
    27/11/2009 à 15:21

    Vos désirs sont des ordres….

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