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Jean-Yves Ollivier : businessman et chantre de la diplomatie parallèle

Qui est Jean-Yves Ollivier ? Si le nom de cet homme d’affaires français très présent en Afrique australe n’est pas connu du grand-public, les spécialistes des médiations africaines connaissent son pédigrée et ses interventions. Des dernières années de l’Apartheid au conflit angolais, retour sur l’itinéraire d’un homme d’affaires qui se revendique de la diplomatie parallèle.

Jean-Yves Ollivier est né en 1944, à Alger, de deux parents français. Après ses études, alors qu’il n’a que 20 ans, le jeune homme réalise son premier stage à Londres, chez Strauss Turnbull& Co, société qui gère des mines d’or sud-africaines. Une première expérience africaine qui en appellera d’autres.

A partir des années 1970, Jean-Yves Ollivier se spécialise dans les milieux d’affaires africains et il représentera au cours des années 1980 plusieurs entreprises françaises souhaitant investir en Afrique. Au point de devenir l’un des conseillers Afrique officieux de Jacques Chirac à la mairie de Paris, puis à Matignon.

L’une des spécificités assumée de Jean-Yves Ollivier est d’avoir su nouer au fil des années des liens personnels avec de nombreux chefs d’Etat et responsables politiques africains (Nelson Mandela, Denis SassouNguesso, Jonas Savimbi,…) qui lui ont à la fois permis d’intervenir sur le front diplomatique et de renforcer ses positions d’affaires.

D’un point de vue diplomatique et politique, Jean-Yves Ollivier a notamment été actif dans la libération de Pierre-André Albertini, un coopérant français arrêté en Afrique du Sud en 1986 pour avoir transporté des armes pour le compte de l’ANC. Il est libéré au terme d’un échange de prisonniers rocambolesques entre l’Afrique du Sud, l’Angola et Cuba, mené par Jean-Yves Ollivier.

La même année, l’homme d’affaires français initie dans le désert du Kalahari une rencontre informelle entre Pik « Roelof » Botha, ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud, JacintoVeloso, ministre mozambicain de la Coopération, « Kito » Rodriguez, ministre angolais de l’Intérieur et Jean-Christophe Mitterrand.

Le but de cette rencontre secrète ? Initier une normalisation des relations entre l’Afrique du Sud et les puissances régionales d’Afrique australe. Une réunion d’ennemis que l’on disait irréconciliables mais qui sera le premier pas vers les accords de Brazzaville, puis vers la fin de l’Apartheid.

C’est au titre notamment de cette intermédiation que Jean-Yves Ollivier a été décoré de l’ordre du Cap de Bonne Espérance (la plus haute distinction d’Afrique du Sud) en 1995 par le président Nelson Mandela. Une distinction qu’il est à ce jour le seul ressortissant français à avoir obtenu.

Tout en poursuivant ses affaires, notamment en Afrique australe, Jean-Yves Ollivier demeure néanmoins impliqué dans la diplomatie parallèle et est l’un des organisateurs de la visite officielle du président angolais Eduardo Dos Santos à Paris en 1994.

Dans les années 2000, il s’implique par ailleurs dans différentes opérations en faveur de la paix comme les discussions de Sun City pour la paix au Congo en 2002.

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