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Archive for the ‘Scandale’ Category

DSK : les théories du complot ne tiennent pas la route

Plus de la moitié des Français (57%) sont convaincus que l’inculpation de Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol est une conspiration. Pourtant, passé le choc initial, les théories du complot ne tiennent pas la route. Petite enquête.

Commençons notre enquête avec le « usual suspect » des médias et de l’opinion publique française : Nicolas Sarkozy. A force de coups d’esbrouffe, le président a fini par donner le tournis aux Français qui voient volontiers sa main derrière tout ce qui se passe…

Sarkozy pouvait-il préparer un « honey trap » (piège sexuel) à DSK, dont la faiblesse sur la chose était de notoriété publique ? En jouant la carte du machiavélisme absolu, dont au passage rien n’indique que Sarko en soit capable même si nous nous évertuons à en faire un nouvel antéchrist,  l’opération n’aurait pas été facile à monter.

Il fallait un réseau de renseignement considérable pour connaitre les dates de passage de DSK,  à New York, son hôtel, son numéro de chambre, mais aussi son emploi du temps. Il fallait en outre (et c’est encore une autre paire de manches) bénéficier de complicités internes en la personne de la « victime », qui aurait mise en scène le crime. Pour plus de crédibilité, cette dernière travaillait depuis trois ans dans cet établissement !

Une complexité qui n’est envisageable qu’avec un scénario à la James Bond et qui aurait nécessité (si jamais il était possible à exécuter) l’intervention des services secrets. Qui peut croire que des agents de la DST ou de la DGSE, dont les opinions politiques vont de l’extrême-droite  l’extrême-gauche, pourraient être envoyés dans une mission pour éliminer le candidat pour lequel certains d’entre eux comptaient voter ? Sans parler du fait que ces méthodes ne sont pas dans la culture du renseignement français.

Culture du renseignement ? Justement, certaines puissances (les Russes ou les Chinois pour ne citer qu’eux) n’ont pas les scrupules français en matière de déstabilisation… et disposent d’un savoir-faire en la matière. Certains pays pouvaient-ils en vouloir à DSK pour sa gestion du FMI ? Voulaient-ils s’en débarrasser ?

Pourquoi pas… Sauf que Dominique Strauss-Kahn s’apprêtait à démissionner dans les semaines à venir et qu’il n’y avait aucune justification à monter une opération aussi lourde pour un directeur quasi-démissionnaire.

Reste donc François Hollande, celui qui de toute évidence est le premier à bénéficier du crime !!! Mais est-ce vraiment la peine de creuser cette voie et à chercher à disculper le député de Corrèze qui pour tout appât aurait pu envoyer Bernadette Chirac ?

En réalité, et même si ça fait mal aux socialistes de le reconnaitre, la version la plus vraisemblable demeure celle de la police de New York : une sordide affaire de moeurs.

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Renault, espionnage… et rôle occulte des officines

Le scandale d’espionnage autour de Renault semble se dégonfler au fil des jours. Le fiasco aura tout de même coûté leur travail à trois personnes sur la foi d’accusations d’une officine privée non-habilitée pour ce type d’enquête et ayant fait preuve d’un amateurisme troublant.

A quoi servent les officines de renseignement privé ? Elles nourrissent depuis longtemps les fantasmes, mais la vérité est sans doute moins glamour que ce que pensent les amateurs de théorie du complot.

Pour les amateurs de films d’espionnage, ces agences de l’ombre tirent toutes les ficelles secrètes de la vie industrielle… En réalité, comme le prouve une fois encore la mascarade Renault , que ces « espions privés » ne sont en réalité que des ratés des forces de renseignement traditionnelles.

Ces détectives privés de luxe accumulent les bourdes, sont stupéfiants d’amateurisme, et inventent des complots ou des crises sur la base d’éléments parcelaires.

Geos, la société recrutée par Renault, a-t-elle cherché à manipuler le constructeur, ou a-t-elle été elle-même manipulé… ou tout du moins s’est-elle lancée dans une enquête foireuse mais grassement payée ?

A la différence des services de police, les officines n’enquêtent que rémunérées. Et elles ont tout intérêt à démontrer à leurs clients les terribles périls qui les menacent… quitte à les inventer ou à romancer des bribes d’éléments.

Renault est allé vite en besogne en se fiant à une telle société pour mettre à pied certains de ses cadres et mettre le sujet sur la place publique.

En cas de soupçons, il eut été beaucoup plus intelligent de faire a priori appel aux services de la DCRI, dont on peut dire ce que l’on veut mais qui sont quand même quelques crans au dessus en matière de contre-espionnage.

A moins que Renault n’ait eu dans cette affaire un agenda caché…

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Mediator, hypocrisie et société de la « précaution »

Hypocrisie ? La France découvre à l’aune du scandale du Mediator que les médicaments ne sont pas des bonbons et qu’ingérer des substances actives peut guérir… mais aussi tuer.

Le Mediator est devenu en quelques semaines l’ennemi public numéro un. « Le médicament qui tue » fait la une de tous les journaux et par un ricochet un peu facile le groupe Servier s’est vu pousser des cornes et on fait semblant de découvrir les mœurs interlopes de l’industrie pharmaceutique et du monde politique.

Loin de moi l’idée de défendre ces marchands de pilule qui nous poussent depuis des décennies à consommer plus (de médocs) pour engraisser plus (leurs actionnaires) ! Mais la chasse aux sorcières de ces dernières semaines contre Servier et Mediator a malgré tout quelque chose de dérangeant et de fondamentalement hypocrite.

En pointant du doigt un médicament, un labo, un secteur,… on s’exonère surtout de nos responsabilités et les médias passent sous silence le vrai enjeu de cette problématique : notre rapport à la santé, aux médicaments et plus généralement à la question du risque.

Depuis la nuit des temps, les Hommes savent que les meilleurs médicaments sont aussi des poisons, et que la différence entre les deux réside toujours dans le dosage. Certaines découvertes médicales se sont révélées révolutionnaires, d’autres inutiles voire nocives…

Même les thérapies efficaces se révèlent parfois dangereuses et difficiles à supporter pour le corps humain. Combien de patients du cancer ne sont pas morts de leur maladie, mais des effets secondaires de leur chimio ?

« Cachez ce sein que je ne saurais voir ! » Notre société puritaine et aseptisée ne supporte plus les dangers inhérents à la vie et a fortiori à la médecine. A l’heure où le principe de précaution a été inscrit dans la Constitution, nous ne tolérons plus les risques incontrôlés.

La faute sans doute aux récents scandales de santé publique : vache folle, sang contaminé, hormones de croissance,…Autant de sujets qui ont fait les choux gras de la presse et durablement tétanisé la classe politique.

Le Mediator, médicament anti-diabétique contesté devenu à force de prescriptions injustifiées un vulgaire placebo pour bourgeoises en surpoids, n’est que le dernier bouc-émissaire que nous nous sommes choisis pour ne pas avoir à remettre en cause notre mode de « consommation » de médicaments.

Plus que sur sa dangerosité et sa mortalité, la lumière doit évidemment être faite sur les lenteurs du retrait du Mediator… Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Le risque zéro est un mythe de journalistes qui  n’existe pas en matière de santé.

Tous les médicaments ont des effets secondaires et sont dangereux mal prescrits. L’aspirine tue des milliers de personnes tous les ans !

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Mikhail Khodorkovsky pas prêt de quitter son goulag

L’ancien homme le plus riche de Russie, Mikhail Khodorkovsky, n’est pas prêt de quitter son goulag sibérien. Officiellement emprisonné pour corruption, l’oligarque paie en réalité ses ambitions politiques. Les récentes déclarations de Vladimir Poutine ne laissent pas de place au doute.

Mikhail Khodorkovsky, qui purge depuis 2003 une peine de huit ans de prison pour corruption n’est pas prêt de revoir Moscou.

Après l’organisation ubuesque d’un nouveau procès pour lequel il risque plus de 20 ans de prison, Vladimir Poutine en a rajouté une couche en l’accusant d’avoir commandité au moins cinq meurtres.

Mikhail Khodorkovsky est officiellement accusé de corruption, mais les véritables raisons de son incarcération sont à chercher dans sa rivalité  avec Vladimir Poutine. Il a payé de sa liberté sa volonté de contester le pouvoir du nouveau tsar russe au début des années 2000.

Au sommet de sa gloire, Mikhail Khodorkovsky était l’homme le plus riche de Russie. Yukos, son bébé, était le premier groupe industriel russe. Comme les autres oligarques de la période post-soviétique, Khodorkovsky a fait sa fortune sur les ruines fumantes de l’économie étatique soviétique.

Dans les privatisations qui ont suivi l’arrivée au pouvoir de Boris Eltsine, Yukos s’est taillé la part du lion (avec les pratiques de l’époque). Mais bien conscient qu’en Russie le Kremlin conservait les clés du pouvoir économique, Mikhail Khodorkovsky ne comptait pas en rester là et  il s’est révé un destin présidentiel.

Erreur de timing. Il s’est heurté à la montée en puissance de Vladimir Poutine.  L’ancien patron du KGB a profité de l’occasion pour asseoir son pouvoir et faire un exemple.

A la différence de l’ère eltsinienne, les oligarques poutiniens devraient faire acte d’allégeance et se contenter de faire du business. L’exemple a d’ailleurs parfaitement fonctionné et les hommes d’affaires russes ont sagement remis au placard leurs ambitions politiques.

S’en est suivi pour Mikhail Khodorkovsky un procès stalinien et un emprisonnement en Sibérie qui dure depuis six ans. Les récentes déclarations de Vladimir Poutine qui accuse désormais Mikhail Khodorkovsky d’avoir commandité des meurtres, sont là pour faire comprendre à l’opinion publique internationale que la libération de Mikhail Khodorkovsky n’est pas une option envisageable.

Juppé, Roussin, Marchiani,… : victimes collatérales du système Chirac

Qu’ils soient barbouzards ou énarques, les personnalités ayant cotoyé Jacques Chirac ont un point commun : ils ont à un moment ou à un autre servi de fusibles pour préserver les ambitions présidentielles du faussement débonnaire « Papy des Français » et en ont payé le prix fort.
Prison, illégibilité, réputation piétinée… pas de pitié pour les seconds-couteaux d’un Jacques Chirac, qui gageons-en ne sera jamais réellement inquiété pour ses actes…

Jacques Chirac passe une retraite dorée. Personnalité préférée des Français, Super-menteur se la coule douce dans l’hotel particulier que lui prête gracieusement un milliardaire libanais, ancien premier-ministre d’une puissance étrangère !

Mais passons sur cette broutille qui ne semble choquer personne ! Il est aujourd’hui de notoriété publique que la carrière politique de Jacques Chirac et son ascenscion jusqu’à la présidence de la république se sont faits grâce à la mise en place d’un système politique mafieux dont il était le parrain.

Enrichissement personnel ? Compte au Japon ou pas ? Le problème n’est même pas là. Ce que la justice n’ose pas reprocher à Jacques Chirac et que pourtant tout le monde sait, c’est le financement pendant vingt ans de son mouvement politique, le RPR, par des méthodes dignes de la Camorra : marchés publics truqués, emplois fictifs, malettes de liquide d’entrepreneurs, fonds secrets,…

Plusieurs procès attestent de ces pratiques et plusieurs personnalités de droite ont été condamnées. Mais Jacques Chirac , d’abord protégé par son immunité présidentielle et aujourd’hui par sa popularité surréaliste ne sera jamais inquiété. Il n’est pourtant pas compliqué de voir à qui profite le crime.

Michel Roussin, le directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris n’a pas été ménagé lorsqu’il a du répondre du financement occulte du RPR et des emplois fictifs de la mairie de Paris. Fort occupé, Jacques Chirac n’était au courant de rien ! Préventive et carrière brisée !

Alain Juppé, l’éternel premier de la classe qui n’a jamais du voler un bonbon dans une épicerie de sa vie, s’est lui vu condamner à de la prison avec sursis et de l’inéligibilité pour couvrir le « boss » sur les emplois fictifs du RPR. « Le meilleur d’entre nous« , comme l’appelait Chirac n’aura jamais le destin dont il révait.

Le cas de Jean-Charles Marchiani n’est guère différent. L’homme de l’ombre des services secrets, qui était chargé par Chirac de conserver discrètement des fonds politiques a été lâché en rase campagne par son mentor. Le barbouzard, transformé en préfet par Jacques Chirac, est devenu un inconnu pour l’ancien président lorsqu’il a fallu justifier les fonds secrets qui lui étaient alloués et auxquels il ne touchait pas…

Roussin, Juppé, Marchiani. Trois exemples parmi tant d’autres (les plus médiatiques seulement) de collaborateurs de Jacques Chirac trainés dans la boue pour protéger la carrière de Jacques Chirac.

Pendant ce temps, le vieux président, adulé par les Français, a perdu la mémoire. Pas vu, pas pris !

Clearstream : derriere le clash Villepin/Sarkozy, une manipulation industrielle

Nicolas Sarkozy aimerait bien nous vendre que le scandale Clearstream n’est qu’une excroissance d’un combat politique plus vaste pour la présidence de la République.

Dominique de Villepin non plus n’a rien contre cette thèse, meme s’il inverse les responsabilités et se catalogue comme une victime expiatoire aux mains d’un bourreau qui a tous les pouvoirs.

Clearstream a incontestablement un volet politique. La mention à Nicolas Sarkozy n’est pas un hasard et aurait pu lui porter un coup fatal dans sa course élyséenne.

Mais ce que les egos de Sarkozy et de Villepin ne peuvent tolérer, c’est qu’ils sont l’un et l’autre les jouets d’une manipulation à la fois beaucoup plus vaste que leurs petites personnes et qui est en meme temps tout à fait dérisoire au regard des responsabilités exercés par l’un et l’autre.

Au final, Clearstream n’est qu’un jeu de dupe entre Villepin, Gergorin et Lahoud qui a mal tourné. Qui a manipulé l’autre, le procès nous le dira peut etre.

Ce qui est sur, c’est que Nicolas Sarkozy n’est pas la cible principale de cette manipulation, ni Dominique de Villepin l’instigateur diabolique. Ils jouent les seconds roles dans cette farce nauséabonde.

Les victimes de la machination

Les victimes de la machination

Les vraies cibles de cette machination, sont ceux qui ont été les premiers visés, Philippe Delmas en tete. Des industriels en somme que le couple Lahoud/Gergorin avait décidé de dégommer en usant des grands moyens.

L’élimination de concurrents par la calomnie est vieille comme le monde et bien souvent demeure impunie. Pour cela il eut mieux valu ne pas méler Sarkozy à la partie.

Au risque de finir pendu a un croc de boucher…

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